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Danielle Arbid, née le 26 avril 1970 à Beyrouth, réalisatrice de films libanaise.

Biographie[]

Danielle Arbid s’installe à Paris à l'âge de 17 ans pour étudier la littérature et le journalisme.

Elle réalise des films depuis 1997.

Ses films courts et longs, fiction, essais vidéo ou documentaires, sont sélectionnés par de grands festivals en France et dans le monde. Ils reçoivent chacun, un très bon accueil critique, ainsi que des dizaines de prix prestigieux dont successivement le Léopard d'or et le Léopard d’argent vidéo au festival de Locarno ainsi que le prix Albert-Londres et la Villa Médicis hors les murs. Ses deux longs-métrages Dans les champs de bataille et Un homme perdu sont tour à tour sélectionnés au festival de Cannes en 2004 et en 2007 à la Quinzaine des réalisateurs.

Quatre rétrospectives sont organisées autour des films de Danielle Arbid au Festival Paris cinéma en 2007, festival de Bastia en 2007, Festival de Gijon (Espagne) en 2007 et au Festival international du film de La Rochelle en 2008.

En 2011, elle tourne Beirut hotel téléfilm pour Arte, programmé en janvier 2012 sur la chaîne franco-allemande, où il réalise une des meilleures audiences de l'année.

Elle intervient a la Femis. Elle a co-fondé le festival Né à Beyrouth.

Elle est actrice occasionnellement. Elle est monteuse de ses films essais et parfois opératrice.

Le style de Danielle Arbid se résume dans cet extrait d'interview de 2012, donnée pendant le festival de La Rochelle : Mes courts expérimentaux, que je réalise depuis des années entre deux longs métrages, mettent en scène un univers intime, comme un organigramme. La série des Conversations de salon par exemple représente les femmes de ma famille, This smell of sex, mes amis, Nous mon père... Ces films me permettent de documenter un monde cher et d'essayer des idées cinématographiques limites. Mes longs métrages de fiction exigent un travail plus long, moins formaliste, plus passionné surtout. Ainsi que les deux documentaires que j'ai pu réaliser. Même si tout mon travail raconte la violence d'un pays, de la famille, du couple... Mais en général mes films exposent 'des secrets'. À cause de cela beaucoup de gens estiment que je suis une provocatrice, que je pose la caméra là ou ça dérange, que je le fais avec une impertinence jouissive. Et que je ne suis pas du tout représentative du monde arabe d'où je viens. Moi je trouve même dans cette détestation, une force pour faire encore des films. Car au-delà de la provocation pure, c'est la désobéissance qui m'intéresse.

Son propos, elle l'applique à la lettre en intentant un procès à l'État Libanais en 2012 pour avoir interdit son film, Beyrouth Hotel. Procès inédit, intenté pour changer la loi obsolète de la censure libanaise, qui avait déjà interdit la sortie de son deuxième long métrage, Un homme perdu pour atteinte aux bonnes mœurs et censuré le premier 'Dans les champs de bataille' pour les mêmes raisons. Mais le procès sera perdu et l'interdiction de Beyrouth hôtel confirmée pour ´Atteinte à la sécurité de l'Etat' cette fois. Aujourd'hui, les films de Danielle Arbid restent invisibles au Liban et dans presque tout le monde arabe.

Filmographie[]

  • 1998 : Raddem (Cout métrage, fiction,17')
  • 1999 : Le passeur (Cout métrage, fiction, 13')
  • 2000 : Seule avec la guerre (documentaire)
  • 2002 : Étrangère (MM, fiction, 45’)
  • 2002 : Frontières (Documentaire)
  • 2004 : Dans les champs de bataille (Long métrage)
  • 2004 : Conversation de salon (CM)
  • 2007 : Un homme perdu
  • 2008 : This Smell of Sex (CM)
  • 2009 : Conversations de salon II
  • 2011 ; Beyrouth Hôtel
  • 2015 : Allo Chérie (CM 24')
  • 2015 : Peur de rien ( Parisienne )


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