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José Giovanni, pseudonyme de Joseph Damiani, était un écrivain et un réalisateur franco-suisse d'origine corse, né à Paris (France) le 22 juin 1923 et mort à Lausanne (Suisse) le 24 avril 2004.

Biographie[]

Ancien repris de justice, il puisa souvent son inspiration dans ses expériences personnelles ou dans des personnages réels (Pierrot le fou dans le roman Histoire de fou) pour composer ses intrigues policières. Dans ses films aussi bien que dans ses romans, il se fait parfois le chantre de la pègre, à l'instar d'un Auguste Le Breton, tout en exaltant les amitiés viriles et en prônant la confrontation de l'individu avec la nature.

D'origine corse, José Giovanni a fait de solides études (collège Stanislas, lycée Janson-de-Sailly) et exercé de nombreux métiers (bûcheron, mineur, aubergiste…) avant de devenir écrivain puis cinéaste. Passionné par l'escalade, il était également guide de haute montagne, et a fait partie du groupe Jeunesse et Montagne (créé par un général de l'armée de l'air qui revenait de Londres) lors de la Seconde Guerre mondiale.

En 1945, à la Libération, il fréquente le « milieu » de Pigalle et trempe dans une affaire de racket organisée par son oncle maternel, avec l'aide de son frère aîné. L'affaire tourne très mal puisque trois des personnes rackettées sont tuées.

Condamné à mort (alors que lui-même n'a tué personne) en 1948 avec un complice, Georges Accad, José Giovanni échappe de peu à la guillotine ; gracié par le président Vincent Auriol ainsi qu'Accad, sa peine est commuée en vingt ans de travaux forcés.

Il sort de prison en 1956 et est réhabilité en 1986 après un nouveau procès.

À trente-trois ans, il écrit son premier roman, le Trou, qui raconte la tentative d'évasion qu'il a commise en prison avec d'autres détenus. Son avocat, Stephen Hecquet, et Roger Nimier font lire le livre à Antoine Blondin et Albert Camus grâce à qui il sera publié. Son style, à la fois étrange et volontairement maladroit, ne manque pas d'étonner par ses trouvailles et ses images fortes, quelquefois à la limite du tolérable.

En 1958, Marcel Duhamel le fait entrer à la Série noire, où il se fait d'emblée remarquer par la publication de trois romans sortis la même année :

  • Classe tous risques (film de Claude Sautet).
  • l'Excommunié dont Jean Becker fit un premier film Un nommé La Rocca et José Giovanni un remake La Scoumoune avec Jean Paul Belmondo et Claudia Cardinale.
  • le Deuxième Souffle (film de Jean Pierre Melville en 1966. Nouvelle adaptation par Alain Corneau en 2007).


Ses romans noirs à succès le conduisent vers le cinéma et, en 1959, Jacques Becker lui propose d'être conseiller technique et scénariste pour l'adaptation de son roman le Trou. C'est le début d'une carrière cinématographique très riche au cours de laquelle il sera tour à tour auteur, acteur, réalisateur, scénariste et qui l'amène à laisser un peu de côté son œuvre littéraire.

En 1995, il revient à l'écriture et consacre à la mémoire de son père un ouvrage, Il avait dans le cœur des jardins introuvables, qu'il adaptera ensuite au cinéma avec Bruno Cremer.

José Giovanni a écrit vingt romans, deux livres de souvenirs dont Mes Grandes Gueules, trente-trois scénarios et a réalisé quinze films et cinq téléfilms.

À la fin de sa vie, il consacrait une partie de son temps à visiter en prison de jeunes délinquants et à les encourager à se réinsérer.

Œuvres[]

Romancier[]

  • 1957 : Le Trou
  • 1958 : Le Deuxième Souffle n°414 d.l. 1er trim. 1958
  • 1958 : Classe tous risque n°428 d.l. 2e trim. 1958
  • 1958 : L'Excommunié (adapté au cinéma Jean Becker en 1961 sous le titre Un nommé La Rocca et par lui-même en 1972 sous le titre La Scoumoune) n°452 d.l. 3e trim. 1958
  • 1959 : Histoire de fou n°475 d.l. 1er trim. 1959
  • 1960 : Les Aventuriers (adapté au cinéma Robert Enrico en 1966 avec le titre original et par lui-même en 1967 sous le titre La loi du survivant)
  • Le Haut-Fer (adapté au cinéma Robert Enrico en 1965 sous le titre Les Grandes Gueules)
  • 1964 : Ho ! n°842 d.l. 1er trim. 1964
  • 1964 : Meurtre au sommet n°866 3e trim. 1964
  • 1983 : Le Ruffian
  • Le Musher
  • 1995 : Il avait dans le cœur des jardins introuvables (prix Léautaud 1995, adapté par l'auteur au cinéma en 2000 sous le titre Mon père, il m'a sauvé la vie)
  • La Mort du poisson rouge (prix Charles-Exbrayat 1997)
  • Chemins fauves
  • Comme un vol de vautours"
  • Le pardon du grand Nord"

Filmographie[]

Réalisateur, scénariste, dialoguiste[]

[Ré] : réalisateur, [Sc] : scénariste, [Di] : dialoguiste, [OS] : auteur du roman à l'origine du scénario

Acteur[]


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