FANDOM


Lars von Trier

Nom de naissance Lars Trier
Naissance 30 avril 1956
Copenhague
Modèle:Danemark
Nationalité Fichier:Flag of Denmark.svg danois
Profession Réalisateur
Films notables Breaking the waves,
Les Idiots,
Dancer in the Dark,
Dogville

Lars von Trier est un réalisateur de cinéma danois, né le 30 avril 1956 à Copenhague, Danemark.

Biographie Modifier

Il fait sa première apparition à l'écran comme acteur, en 1968, dans la série télévisée L'Été mystérieux.

De son véritable nom Lars Trier (il ajoutera le « von » aristocratique durant ses années d'école de cinéma), ce réalisateur et scénariste est aussi un des fondateurs du Dogme95 qui définit d'après dix règles précises une façon de filmer. Les films « dogmatiques » selon ce mouvement répondent à un style de réalisation épuré, simplifié : pas ou peu de montage, prise de son en direct, filmé caméra sur épaule, etc.

Son style est très influencé par les maîtres de l'école scandinave : Dreyer, Bergman.

Von Trier cherche fréquemment à réinterpréter des genres très codifiés tels que la comédie musicale (Dancer in the Dark), le film noir (The Element of Crime) ou le film d'épouvante (L'Hôpital et ses fantômes) en leur imprimant un style très personnel.

En 1984, son premier long-métrage The Element of Crime remporte le Grand Prix Technique de la Commission Supérieure Technique du Festival de Cannes. En 1996, son film Breaking the Waves, œuvre d'un mysticisme cruel et présentant une vision très personnelle du christianisme, remporte le grand prix du jury à Cannes et le César du meilleur film étranger.
En 2000, Dancer in the Dark reçoit la Palme d'or à Cannes et Björk, l'actrice principale, reçoit le prix d'interprétation féminine.

Après Dogville et Manderlay, les deux premiers volets d'une trilogie sur les États-Unis dans laquelle il mèle le théâtre expérimental, la littérature (narrateur) et le cinéma, il réalise une comédie en danois intitulée Direktøren for det hele (en français Le Direktør) qui se présente comme une satire du monde de l'entreprise. Début 2007, il prépare son nouveau film, Antichrist qui sera un film d'horreur tourné en anglais avec Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg. Il en a écrit le scénario avec l'aide de Anders Thomas Jensen. Le tournage est prévu pour septembre 2008 et aura lieu en Allemagne.

Il est le créateur de la société Zentropa et de sa branche X, Puzzy Power, produisant des films pornographiques destinés aux femmes et homosexuels voulant rompre avec certains clichés de la production actuelle dans ce genre.

Dans les années 1980 et 1990, Lars von Trier a entrepris un projet atypique intitulé Dimension : filmer régulièrement des acteurs pendant plus de vingt ans à raison de deux à trois minutes chaque année. Ce film à la trame policière dont l'histoire est écrite au fur et à mesure aurait dû être achevé en 2024, mais d'après plusieurs sources (interviews), il aurait renoncé à ce projet et souhaiterait mettre les parties filmées en libre accès sur Internet.

Filmographie (non exhaustive) Modifier

  • 1977 : Le Jardinier d'orchidées (Orchidégartneren)
  • 1979 : Menthe - La bienheureuse
  • 1980 : Nocturne
  • 1981 : Le Dernier Détail
  • 1982 : Images d'une libération (Befrielsesbilleder)
  • 1984 : Element of crime (Forbrydelsens element)
    • Dans Element of Crime, un détective anglais du nom Fisher (Michael Elphick), qui est devenu un expatrié vivant au Caire, subit l'hypnose dans le but de se rappeler son affaire précédente. L’Europe de son souvenir onirique est une dystopie, sombre et en décomposition. Fisher se souvient d'avoir poursuivi un tueur insaisissable appelé le « Meurtrier Loto », qui a étranglé et mutilé des jeunes filles qui vendaient des billets de loterie. Il tente de traquer le tueur en utilisant les méthodes controversées présentées dans un livre intitulé The Element of Crime, écrit par son mentor disgracié, Osborne (Esmond Knight). Il est rejoint dans sa quête par une prostituée du nom de Kim (Me Me Lai), qui, il s'avère, a eu un enfant avec sa cible. Les recherches de Fisher sont basées sur un rapport rédigé par Osborne qui explique comment faire pour traquer un meurtrier qui tuait de la même manière que le « Meurtrier Loto », mais qui, prétendûment, est décédé dans un accident. Selon la méthode Osborne, l’enquêteur doit tenter de s’identifier avec l'esprit du tueur. Ce qu'il fait, mais, ce faisant, il commence à se comporter de plus en plus comme un tueur en série lui-même.
  • 1988 : Epidemic
    • Lars et Niels sont scénaristes. Leur dernière production Le Commissaire et la putain vient malheureusement d'être victime d'un bug sur l'ordinateur ; ils doivent donc intégralement reprendre leur travail. Finalement, plutôt que de chercher en vain à reconstituer l'histoire, les deux auteurs décident d'écrire un nouveau scénario : Epidemic. Il s'agira de plonger dans l'horreur d'une épidémie qui menace la civilisation. L'intrigue avance autour d'un jeune médecin qui décide de quitter la ville protégée de la maladie pour s'aventurer dans la zone contaminée. Cette histoire est une métaphore, elle critique le développement du capitalisme qui se propage tel un virus. Le jeune médecin qui doit soigner les malades propage à son insu le virus, tel ce film qui pour critiquer le système capitaliste n'a pas d'autre choix que d'adopter une démarche capitaliste (promotion du film et diffusion) et par conséquent ne fait que le renforcer.
  • 1988 : Medea
  • 1991 : Europa
    • Leopold Kessler, Américain d'origine allemande, débarque à Francfort en 1945, dans une Allemagne ravagée par les bombardements alliés. Grâce à son oncle allemand, il décroche un emploi de contrôleur des wagons-lits dans la compagnie ferroviaire Zentropa. Autour de lui, les blessures de la guerre tardent à se refermer et c'est dans ce climat délétère qu'il rencontre Katharina, la fille du dirigeant de Zentropa.
  • 1994 : L'Hôpital et ses fantômes (Riget), feuilleton
  • 1996 : Breaking the waves
    • Bess se marie à Jan, qui travaille sur une plate-forme pétrolière au nord de l'Écosse. Leur relation est passionnelle. Elle prie pour qu'il revienne, mais elle le retrouve paralysé après un accident de travail, incapable de bouger et bien sûr d'avoir des relations sexuelles. Il ne veut pas qu'elle reste attachée à un homme paralysé, souhaite qu'elle continue à vivre, à aimer, à être heureuse, et pour être sûr qu'elle puisse tomber amoureuse de quelqu'un d'autre, il lui demande de coucher avec d'autres hommes et de lui raconter les détails. Bess accepte et connaît des relations de plus en plus déviantes et dangereuses, croyant agir selon la volonté de Dieu tout en se prostituant. Malgré l'hostilité de sa famille et le poids de la religion rigoriste de son village, elle tente de continuer à faire vivre cet amour, par procuration, aux limites de la perversité, jusqu'à un sacrifice ultime. Le carcan religieux qui l'entoure est inapte à la comprendre et à l'aider, et ajoute à l'humiliation qu'elle s'inflige. Jusqu'à sa propre mère qui la renie et la chasse de chez elle. L'anathème qu'elle subit dépasse même sa mort : son enterrement officiel par les hommes de l'église est placé sous le signe de la damnation. Lors de son immersion officieuse en mer, depuis la plateforme pétrolière, son mari et ses collègues entendent des cloches dans le ciel. Le spectateur les voit.
  • 1997 : L'Hôpital et ses fantômes - 2 (Riget 2), feuilleton
  • 1998 : Les Idiots (Idioterne)
    • Le film a pour sujet un groupe d'adultes anti-bourgeois qui passent leur temps à chercher leur « idiot intérieur », en libérant leurs inhibitions et en se comportant comme s'ils étaient mentalement retardés en public, par conséquent provoquant l'opinion de la société, le politiquement correct. Ils estiment que la société dans son ensemble traite leur intelligence de façon non créative et sans défis. Ainsi, ils cherchent l'humiliation et les situations dégradantes.
      Devise 1 : « Vous êtes un complet idiot, et plus idiot que vous ne le pensez ».
      Devise 2 : « Un film par des idiots, sur des idiots, pour des idiots ».
  • 2000 : Dancer in the Dark
    • Dans les années 1960, Selma, immigrée tchécoslovaque, s'installe dans une petite ville industrielle des États-Unis, avec son fils Gene, âgé de douze ans. Atteinte d'une maladie héréditaire qui menace de la rendre aveugle, Selma travaille à l'usine métallurgique au-delà de ses capacités et au mépris des règles de sécurité. Elle tente de réunir assez d'argent pour pouvoir payer l'opération qui devrait préserver son fils de la même maladie et de la cécité. Fuyant ses préoccupations quotidiennes grâce à la musique et à la danse, elle participe à une comédie musicale montée par la chorale amateur de son quartier. Un jour, Selma se fait voler ses économies qui devaient servir à sauver son fils, une série d'évènements désastreux s'ensuit alors.
  • 2003 : Dogville
    • Dogville est une petite ville américaine située dans les montagnes Rocheuses avec comme voie d'accès une unique route. Le film débute par un prologue dans lequel nous faisons connaissance avec la vingtaine d'habitants qui constitue la bourgade. Ils sont présentés comme des gens chaleureux dont les petits défauts sont faciles à oublier. La ville est présentée du point de vue de Tom (Paul Bettany), un écrivain en herbe qui tergiverse en essayant de réunir ses concitoyens à des réunions périodiques. Il est évident que Tom veut succéder à son père en tant que guide moral et spirituel de la ville.
  • 2003 : De Fem benspænd, épisode The Perfect Human : Avedøre, Denmark
    • Lars von Trier prétend que le court-métrage Det perfekte menneske de Jørgen Leth sorti en 1967 est son film préféré. Dans le but de lui rendre hommage, mais d'une manière perverse, à la fois manipulatrice et créatrice, il propose à l'auteur du film original, son compatriote Jørgen Leth, de détruire et de reconstruire autrement ce court-métrage. Il défie Leth d'en tourner cinq remakes. Pour chaque projet, il lui impose de nouvelles « obstructions », consignes, restrictions, interdictions plus ou moins arbitraires, l'obligeant à repenser l'histoire, l'esthétique et les personnages de son film. Il s'ensuit à chaque épreuve un feed back entre les deux hommes où Lars von Trier, dans une sorte de position de « directeur de conscience », à la limite de l'humiliation, semble prendre à cœur de déconstruire et détruire ce que Jørgen Leth a réalisé.
  • 2005 : Manderlay
    • Grace et son équipe de gangsters arrivent devant la plantation de Manderlay où l'esclavage n'a pas été aboli. Révoltée, Grace décide d'utiliser le pouvoir de persuasion des gangsters de son père pour faire comprendre à tous l'horreur de l'esclavage.
  • 2006 : Le Direktør (Direktøren for det hele)
    • Ravn a monté une entreprise d'informatique. Pour éviter d'avoir à justifier des décisions impopulaires, il a inventé un mystérieux directeur dont il ne serait que l'exécutant. Les choses se corsent lorsque l'entreprise doit être vendue ; Ravn fait alors appel à un acteur pour jouer le rôle du directeur.
  • 2007 : Occupations (court métrage de 3 minutes faisant partie du film collectif Chacun son cinéma réalisé par 35 réalisateurs à l'occasion du 60e festival de Cannes)
  • 2009 : Antichrist
    • À la suite de la mort de leur enfant, un couple s'installe dans une maison retirée dans les bois et le mari procède à la thérapie de sa femme.
  • 2011 : Melancholia
    • Un prologue, construit par des images fixes puis mises lentement en mouvement, introduit le film. Dans le chapitre 1, Justine : À l'occasion de leur mariage, Justine (Kirsten Dunst) et Michael (Alexander Skarsgård) donnent une somptueuse réception dans la maison de Claire (Charlotte Gainsbourg), la sœur de Justine, et de John (Kiefer Sutherland), le très riche mari de Claire. Alors que les relations familiales se dégradent peu à peu et que le mariage tombe à l'eau, la planète Melancholia se rapproche lentement de la Terre... Dans le chapitre 2, Claire : la perception par Claire, d'abord diffuse, puis allant en s'accentuant, que la fin de la Terre est peut-être terriblement proche. Comment vivre avec la peur de voir le monde disparaître ? Comment l'annoncer à son fils de 6 ans ?
  • 2013 Nymphomaniac (en deux parties)
    • Le parcours érotique d'une femme, raconté en huit chapitres successifs par le personnage principal, Joe, qui s'est auto-diagnostiquée comme étant une nymphomane.

Bibliographie Modifier

  • Stig Björkman, Entretiens avec Lars von Trier, éditions Cahiers du Cinéma, 2000.

Lien externe Modifier


Retrouvez tous les détails de la filmographie de Lars von Trier sur sa fiche IMDB

Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA .