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Le Cri du hibou est un film franco-italien réalisé par Claude Chabrol, sorti en 1987.

Synopsis[]

Après s'être séparé de sa femme, Robert s'en va à Vichy. Juliette vit avec Patrick qui est fou d'elle. Juliette tombe amoureuse de Robert qui rôdait autour de sa maison. Mais celui-ci se refuse à elle. Séparé de sa femme Véronique, Robert ne veut pas d'une nouvelle aventure sentimentale. Sans l'avoir voulu, Robert a détruit le couple. Patrick disparaît à la suite d'une altercation avec ce fauteur de troubles. Le commissaire ne tarde pas à soupçonner Robert de meurtre. En fait, Patrick se cache à Paris, protégé par Véronique.

Les événements se précipitent. Juliette, qui souffrait d'une étrange obsession de la mort, se suicide. Les soupçons du commissaire redoublent. Fou de rage, Patrick redescend à Vichy pour affoler son rival qui se sent menacé. Mais, à bout de nerfs, Patrick se rend à la police. Voilà Robert disculpé... pour un moment. Patrick est libéré. Avec Véronique, il se rend chez Robert pour un ultime règlement de comptes. L'ancienne compagne de Robert y laisse sa vie. Et celui-ci aura sans doute encore plus de mal à prouver son innocence.

Critique[]

Comparé à celui des Lavardin, le climat du Cri du hibou renoue avec la gravité d'œuvres plus anciennes nettement marquées par le thème de la transcendance. Le Cri du hibou se réfère donc plutôt à des films comme le Cheval d'orgueil, Violette Nozière ou Alice ou la dernière fugue. Dans cette atmosphère quasi fantastique, le commissaire, joué en finesse par Jean-Pierre Kalfon n'a absolument rien à voir avec les manières de flic de son aîné incarné par Jean Poiré: l'homme veut surtout qu'on le laisse tranquille, et met peu d'entrain à mener son enquête.

On connait l'importance des pré-génériques chez Chabrol. Là, Robert regarde Juliette à travers une baie vitrée. La jeune femme est donc, à son insu, en représentation, et c'est de celle-ci qu'il sera question tout au long de ce film : le Cri du hibou nous parle de l'image qu'on donne de soi, malgré soi. Alors qu'ils ne se connaissent pas encore, Juliette demande à son étrange visiteur ce qu'elle représente pour lui. La réponse de Robert, convaincu d'avoir espionné une épouse heureuse, ne la satisfait pas. De cette insatisfaction naît la confusion.

Robert n'échappe donc pas à la règle : à force de s'entendre dire par Véronique, son épouse, qu'il est fou, il finit par le croire vraiment, et cherche une thérapie dans le voyeurisme. Voir sans être vu permet de voler « une image rassurante » sans avoir à donner en retour. Comme celle de Robert, la personnalité de la jeune femme est ambivalente. Juliette ne mesure pas toutes les conséquences de ses graves décisions. En cela, elle est l'opposé de Robert. Lui s'effraie du plus petit changement qu'impliquerait le moindre choix.

Les rapports du normal et de l'anormal, de la fascination et de la folie, de l'amour et de la mort, le thème du faux coupable habitent ce retour à l'inspiration Hitchcockienne de Chabrol.

Distribution[]

  • Christophe Malavoy : Robert
  • Mathilda May : Juliette
  • Jacques Penot : Patrick
  • Jean-Pierre Kalfon : Le commissaire
  • Virginie Thévenet : Véronique
  • Patrice Kerbrat : Marcello
  • Jean-Claude Lecas : Jacques
  • Agnès Denèfle : Suzie

Fiche technique[]

  • Titre original : Le Cri du hibou
  • Réalisation : Claude Chabrol
  • Scénario : Claude Chabrol, Odile Barski , daprès le roman de Patricia Highsmith
  • Production : Antonio Passalia
  • Musique originale: Matthieu Chabrol
  • Photographie : Jean Rabier
  • Pays : France / Italie
  • Durée : 102 minutes
  • Date de sortie : 28 octobre 1987 (France)


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